Classés Top-secret: les trésors cachés du musée de la CIA

21 agosto

Vedette du musée de la CIA, "l'insectoptère" est une libellule artificielle équipée d'un système d'écoute. Indétectable au milieu des autres bestioles volantes. La Kalachnikov de Ben Laden, des gadgets d’agents OSS dignes d’un James Bond, une machine Enigma de la Seconde Guerre… L’incroyable collection de la CIA est exposée dans un musée pas comme les autres, à l’abri des regards.

Carine Claude per l’Express dell’8 agosto 2013 

Aucun visiteur extérieur n’est admis. Pourtant, le musée de la CIA recèle des trésors uniques au monde: films et archives top-secret récemment déclassifiés, la Kalachnikov de Ben Laden, des gadgets d’agents OSS dignes d’un James Bond, une rare machine de chiffrement Enigma utilisée par les Nazis, les vrais-faux documents d’Argo… Et même des caméras colombo-portées. Une sorte de panorama unique des histoires secrètes qui ont fait l’Histoire du XXe siècle.

Visite virtuelle en images pour découvrir le musée ‘top-secret’ de la CIA 

Classés Top-secret: les trésors cachés du musée de la CIA

Avec l’aimable autorisation de la CIA

Vue aérienne de la CIA en 1975. Afp

Vue aérienne de la CIA en 1975. Afp

Installé dans l’enceinte ultra-sécurisée de l’Agence à Langley (près de Washington, dans l’État de Virginie), l’accès à ce musée très discret est exclusivement réservé aux employés et officiels. Les médias eux-mêmes y sont rarement invités, seule la chaîne américaine NBC a été autorisée à filmer au terme d’une longue procédure, comme le rapporte France TV Info. De quoi éveiller toutes les curiosités.

 

Les coulisses de l’Histoire
Plus de 6 000 objets et archives, dont seulement 10% sont exposés, couvrent des pans entiers de l’histoire contemporaine: la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide, le Vietnam, les opérations spéciales en Iran et en Afghanistan, la traque finale d’Oussama Ben Laden… les effets personnels des espions et les saisies constituant la partie la plus spectaculaire des expositions. En témoigne l’AK-47 retrouvé à côté du chef d’Al-Qaeda, lorsqu’il a été tué en 2011.

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La Kalachnikov de Ben Laden

Avec l’aimable autorisation de la CIA

 

C’est toute l’histoire de l’espionnage et du renseignement qui se retrouve suspendue le long d’interminables couloirs aménagés en galeries thématiques. Surprenant: l’initiative des expositions n’est pas uniquement le fait des chercheurs ou des conservateurs, mais aussi des agents en poste. “Des idées géniales de nos collègues nous ont d’ailleurs inspiré l’exposition Sur le front: la CIA en Afghanistan”, explique Toni Hiley, la directrice du musée, dans un communiqué.

Exemple du type de vidéos diffusées au musée de la CIA. Ici, le recrutement et l’entrainement des agents OSS. (vidéo en anglais). Crédit: CIA.

Immagine anteprima YouTube

Les choix muséographiques des agents sont d’ailleurs parfois assez anticonformistes. Une galerie en forme de fuselage d’avion abrite les collections historiques de l’OSS (Office of Strategic Services), ancêtre de la CIA. Ou encore celle de la guerre froide, dont l’accès se fait par un mur éboulé, en clin d’oeil à la fin du rideau de fer, qui rassemble des objets d’espionnage clandestin en provenance de l’ex-URSS et d’Allemagne de l’Est.

Une esquisse du projet de la galerie OSS du musée de la CIA, en forme de fuselage d'avion.
Une esquisse du projet de la galerie OSS du musée de la CIA, en forme de fuselage d’avion.
Avec l’aimable autorisation de la CIA

Un musée d’espion pour les espions
Mais les collections les plus spectaculaires sont rassemblées dans la galerie dédiée à la Direction des Sciences et Technologies, véritable inventaire de gadgets tous plus insolites les uns que les autres. Dignes de l’atelier de Q dans les films de James Bond. Il est d’ailleurs vivement recommandé aux agents en poste de venir y méditer pour y trouver l’inspiration.

Vedette du musée de la CIA, "l'insectoptère" est une libellule artificielle équipée d'un système d'écoute. Indétectable au milieu des autres bestioles volantes.
Vedette du musée de la CIA, “l’insectoptère” est une libellule artificielle équipée d’un système d’écoute. Indétectable au milieu des autres bestioles volantes.
Avec l’aimable autorisation de la CIA

“Nous sommes là pour informer, instruire et inspirer les missions opérationnelles”, déclare Toni Hiley. Car cette section est conçue volontairement comme un laboratoire d’idées pour les ingénieurs de la CIA. Si “les initiatives en cours n’ont pas pour objet de réinventer la roue”, précise la directrice du musée, il est clair que les prédécesseurs des ingénieurs actuels de l’Agence ont souvent fait preuve d’une créativité débridée. “Si la Direction des Sciences et Technologies veut jeter un oeil en arrière et voir comment certaines techniques ont été utilisées dans le passé, il se peut que nous ayons ici les seuls objets de l’Agence qui puissent lui être utiles” conclue-t-elle. Pour le moment, des photographies mises en ligne sur le site de la CIA livrent juste un aperçu de ces richesses. Le grand public devra s’en contenter.

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